26 Janvier 2016

Chèque de 500 $ promis par la CAQ : s’endetter pour quelques votes !

Québec, le 26 janvier 2016 – Le député de Rousseau et porte-parole du Parti Québécois en matière de finances et de revenu, Nicolas Marceau, accueille froidement la proposition électoraliste de la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui parle d’envoyer à chaque Québécois gagnant moins de 150 000 $ par année un chèque de 500 $. Le problème, c’est que les sommes requises pour honorer cet engagement seraient ajoutées à la dette, que les générations futures devront rembourser.

Le chef de la CAQ a en effet annoncé ce matin qu’il comptait démanteler le Fonds des générations et utiliser l’argent pour donner 500 $ à chaque Québécois répondant à certains critères. « La crédibilité financière du Québec repose justement sur la rigueur avec laquelle nous effectuons des versements au Fonds pour rembourser notre dette. C’est un engagement que nous devons absolument respecter. En lançant de telles idées, la CAQ démontre encore une fois son irresponsabilité. Pensez-y : la CAQ propose de pelleter 1,75 milliard de dépenses courantes de plus sur la dette. C’est la recette parfaite pour subir une décote ! », a déclaré Nicolas Marceau.

« Endetter nos enfants de 1,75 milliard pour gagner quelques votes, c’est indécent d’y avoir seulement songé ! Où est passé le chef de la CAQ qui, en avril 2014, découpait une carte de crédit, prétextant que la réduction de la dette était prioritaire ? Est-ce qu’il a conclu qu’en recollant les deux morceaux de la carte, il gagnerait des votes ? Car ce qu’il propose, aujourd’hui, c’est carrément d’augmenter le solde de la carte de crédit de nos enfants », a poursuivi le porte?parole.

Selon Nicolas Marceau, de toute façon, cette mesure de courte vue ne stimulerait pas notre économie de manière durable. « Pour diminuer les impôts tout en demeurant responsable, il faut d’abord générer de la croissance économique durable, et cela passe entre autres par l’éducation, l’innovation et la productivité de nos entreprises. Or, rien dans la mesure que propose la CAQ ne permet de développer l’économie de manière structurelle. Décidément, la CAQ nous ramène directement au temps de Réal Caouette, qui disait que si on manquait d’argent, il nous suffisait d’en imprimer ! », a-t-il conclu.

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