5 Octobre 2016

Le Vérificateur général doit enquêter sur l’exploitation des appareils de loterie vidéo au Québec

Québec, le 5 octobre 2016 – Le député de Rousseau, leader parlementaire de l’opposition officielle et porte-parole du Parti Québécois en matière de finances et de revenu, Nicolas Marceau, ainsi que son collègue député de Rosemont et porte-parole en matière de santé publique et de prévention, Jean-François Lisée, demandent que la vérificatrice générale du Québec se penche sur l’exploitation des appareils de loterie vidéo (ALV) par Loto-Québec, notamment sur leur répartition et sur le respect des règles applicables à la société d’État à cet égard.

« On sait que les ALV, dans certains cas, sont de véritables machines à briser des vies. Or, depuis que le ministre des Finances a avoué jongler avec l’idée de faire sauter la limite de 5 appareils par établissement, les faits troublants s’accumulent. En fait, plus on en apprend sur la répartition des ALV au Québec, plus on constate que c’est le Far West, la confusion la plus totale. Entre autres, des régions, des villages et des quartiers vulnérables se retrouvent avec plus d’ALV que ce qui est permis par Loto-Québec », a d’emblée rapporté Nicolas Marceau.

« La société d’État a établi des critères socioéconomiques concernant la répartition des ALV, mais ils ne sont pas respectés. Comment expliquer, en effet, qu’il y ait 75 ALV dans 8 bars à Pont-Viau? Comment expliquer qu’à Montréal-Est, à Ville-Marie ou à Richelieu, on fasse fi de la limite de 2 appareils par 100 habitants? Il y a décidément matière à enquête pour la vérificatrice générale », a poursuivi Jean-François Lisée.

Les députés rappellent que les conséquences des ALV peuvent être dramatiques. « Le jeu pathologique, c’est un vrai problème de santé publique. Soit Loto-Québec ment au ministre à propos de l’exploitation des ALV, soit le ministre fait de l’aveuglement. On ne peut pas continuer d’installer des ALV là où vivent les personnes les plus à risque de développer une dépendance à ce que d’aucuns considèrent comme du crack électronique. Il faut que la vérificatrice générale fasse toute la lumière sur cette question », ont-ils conclu.

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