22 Janvier 2016

Que le premier ministre de la Saskatchewan s’occupe de la Saskatchewan !

Québec, le 22 janvier 2016 – Le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, et le porte parole du Parti Québécois en matière de finances et de revenu, Nicolas Marceau, dénoncent l’ingérence du premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, et le mépris qu’il a affiché à l’endroit d’élus québécois de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ayant pris position, hier, contre le projet d’oléoduc Énergie Est. Les maires de la CMM, soulignons-le, représentent 82 municipalités et parlent au nom de près de 4 millions de Québécois, soit presque 4 fois plus de personnes que la population totale de la Saskatchewan.
 
Rappelons qu’à la suite de l’opposition claire des élus de la CMM au pipeline du projet Énergie Est, M. Wall a suggéré que les maires remboursent leur part de péréquation « payée » par l’Ouest.
 
« C’est uniquement au Québec de décider de ce qui est bon pour le Québec. Jamais nous n’accepterons de subordonner l’intérêt des Québécois à celui d’autres provinces. Et jamais un peuple fier comme celui du Québec n’acceptera de se faire dicter ses décisions. L’ingérence du premier ministre de la Saskatchewan dans les affaires du Québec, sous prétexte que le pétrole finance une partie de la péréquation, est inacceptable. Elle ne peut être tolérée. Des élus de Montréal ont parlé. Ils ont pris une décision dans le meilleur intérêt des citoyens qu’ils représentent. Il ne revient pas au premier ministre de la Saskatchewan de questionner une décision prise au Québec pour les Québécois », a déclaré Pierre Karl Péladeau.
 
« Ce sont les Québécois et seulement les Québécois qui décident de ce qui passera sur leur territoire. Brad Wall n’a pas à nous dire quoi faire avec notre fleuve, nos rivières, nos forêts et nos terres agricoles. De plus, l’économie pétrolière de l’Ouest canadien a déstructuré l’économie québécoise. Nous avons perdu des dizaines de milliers d’emplois au profit des autres provinces. Brad Wall devrait avoir honte de ses propos, d’autant plus que la Saskatchewan a grandement contribué à faire du Canada un cancre en matière d’environnement », a conclu Nicolas Marceau.
 
Rappelons qu’en juillet dernier, lors du Conseil de la fédération, M. Wall avait déclaré : « Je crois qu’aucune province dans cette Confédération ne devrait pouvoir faire obstacle à un projet de pipeline ». Pour le Parti Québécois, aucun pipeline ne l’emportera sur la volonté exprimée et les choix faits par les Québécois, pour les Québécois.

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