Parti QuébécoisNicolas Marceau, Rousseau
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances et de développement économique

LA VALSE DES BONIS SE POURSUIT

 Québec, le jeudi 29 avril 2010 – Le député de Nicolet-Yamaska et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement économique et d’institutions financières, Jean-Martin Aussant, dénonce l’octroi de généreux bonis que se sont versés les dirigeants d’Investissement Québec en pleine crise financière et en plein scandale des FIER.
 
« La réponse du ministre Clément Gignac est indécente : comment peut-il endosser que des dirigeants d’une société d’État qui ont mal géré les fonds publics puissent bénéficier de généreux bonis cette année, des bonis qui pourraient atteindre 25 % selon les informations du ministère », a déclaré M. Aussant.
 
Le député de Nicolet-Yamaska estime d’ailleurs qu’Investissement Québec maintient une certaine opacité en refusant de préciser les montants des bonis pour les hauts dirigeants et agit donc dans le sens contraire des intérêts des contribuables. « D’autres sociétés d’État font preuve d’un peu plus de transparence en publiant les salaires, bonis et autres avantages consentis aux membres de leur direction. Pourquoi ne peut-on pas obtenir les mêmes informations de la part d'Investissement Québec? Serait-ce parce qu’ils sont trop gênés de leur décision de maintenir leurs privilèges en temps d’austérité budgétaire?», se demande M. Aussant.
 
Au total, les bonis accordés aux dirigeants d’Investissement Québec cette année frôlent les 2 millions de dollars. Qui plus est, les vice-présidents d’Investissement Québec ont vu leur rémunération variable augmenter de 220 %.
 
Ça va s’arrêter où?
Par ailleurs, le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques, Nicolas Marceau, se demande pourquoi le gouvernement libéral se cache derrière la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État adoptée en 2006 pour justifier son incapacité à agir.
 
L’article 157 de la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État précise que les sociétés d’État « doivent soumettre à l’approbation du gouvernement leur politique de rémunération variable ».
 
« Puisque les sociétés d'État commerciales ont toutes fait approuver leurs politiques de bonis par le gouvernement et qu'elles ne peuvent les modifier sans son approbation, devons-nous comprendre que c'est le gouvernement qui empêche ces sociétés de mettre fin au versement de bonis indécents? Pourquoi le gouvernement libéral a-t-il peur d’obliger les sociétés d'État commerciales à réduire ces bonis-là, tel que le lui demandent les Québécois? Il a le pouvoir de le faire, la loi le lui permet », a conclu M. Marceau.
 
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SOURCE :        Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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