Sommet économique 2010 : UNE OCCASION RATÉE POUR JEAN CHAREST
« UNE OCCASION RATÉE POUR JEAN CHAREST »
– Pauline Marois
Québec, le jeudi 21 janvier 2010 – « Jean Charest avait une occasion de démontrer aux Québécois qu’il était un leader, qu’il avait le courage de prendre des décisions afin de permettre au Québec de retrouver rapidement l’équilibre budgétaire. Malheureusement, il a choisi la fuite en avant. Il s’est déresponsabilisé en préférant parler du Québec de 2030 plutôt que de celui de 2010. Il n’a même pas été capable d’avoir un dialogue sérieux avec les jeunes, ceux qui vivront avec les conséquences de son indécision, car il ne les a même pas invités ».
C’est ce qu’a déclaré la députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, au terme de la rencontre économique orchestrée par le premier ministre du Québec, une rencontre qui n’a pas abordé les préoccupations premières des Québécois.
Pour Pauline Marois, Jean Charest a démontré, depuis qu’il est en poste, qu’il n’est pas en mesure de prendre les bonnes décisions en matière de finances publiques pour le Québec. « Qu’il s’agisse de la baisse des impôts consentie aux plus riches ou de la politique partisane de bas étage lorsque le fédéral a laissé vacant un champ fiscal, M. Charest a démontré qu’il privilégiait ses intérêts avant ceux des Québécois. Aujourd’hui, le Québec est au pied du mur parce que depuis sept ans, malgré ce qu’il en pense, le chauffeur n’a pas les mains sur le volant », a poursuivi la chef de l’opposition officielle.
Cessons le gaspillage
Le Parti Québécois comprend la population lorsqu’elle s’exprime en disant aux élus que l’heure n’est pas à une hausse tous azimuts des tarifs. « Avant de piger davantage dans la poche des Québécois, le gouvernement devra démontrer qu’il a fait tout ce qu’il pouvait pour cesser le gaspillage et récupérer les sommes qui sont dues aux Québécois », a insisté Mme Marois.
Elle rappelle que 4 milliards de dollars par année sont détournés dans l’industrie de la construction et que cet argent se retrouve dans les poches de gens malhonnêtes. « Tenir une commission d’enquête permettra de mettre à jour tout ce système de collusion dans cette industrie qui nous coûte, comme contribuable, plus cher que la normale. C’est une des raisons principales pour lesquelles nous tenons à cette enquête et qu’une majorité de Québécois nous appuie dans cette démarche », a-t-elle rappelé.
Le Parti Québécois estime que le gouvernement en fait trop peu pour mettre fin à l’évasion fiscale qui atteindrait près de 3 milliards de dollars par année. Il croit également qu’il est temps pour le gouvernement Charest de mettre la main sur le butin des Québécois qui dort à Ottawa, une somme oscillant entre 8 et 9 milliards de dollars, pratiquement deux fois le déficit anticipé pour cette année.
En matière de finances publiques, le gouvernement Charest souffre d’un déficit de crédibilité
Pour sa part, le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques, Nicolas Marceau, soutient que si le gouvernement Charest a préféré ne pas discuter des finances publiques lors de cette rencontre, c’est parce qu’il souffre d’un important déficit de crédibilité.
« En campagne électorale, Jean Charest était incapable de nous dire ce qui attendait les Québécois 20 semaines plus tard : comment peut-on aujourd’hui lui faire confiance pour projeter le Québec dans 20 ans? », se demande M. Marceau.
Le député de Rousseau, tout comme la chef, croit que le gouvernement a l’obligation de faire le ménage dans sa cour en récupérant les milliards de dollars à Ottawa ou ceux qui sont perdus inutilement en ne mettant pas fin à la collusion. « Il y a aussi un effort à faire : le gouvernement Charest doit changer de mentalité et cesser de récompenser à coup de millions ceux qui font perdre des milliards de dollars à la collectivité québécoise », a-t-il poursuivi.
« Les citoyens du Québec ne demandent pas la lune : ils veulent un État efficace, une société prospère, un Québec dynamique. Pour cela, ça prend un gouvernement courageux. C’est ce qui manque actuellement aux Québécois », a conclu Pauline Marois.
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SOURCE :
Marie Barrette
Attachée de presse
Cabinet de la chef de l’opposition officielle
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