Nicolas Marceau

Député de Rousseau

Budget fédéral : « Justin Trudeau doit se trouver un costume de citoyen du Québec »
lundi 26 février, 2018
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Montréal, le 26 février 2018 – Présentant les demandes du Parti Québécois en vue du budget fédéral, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances et de relations Québec‑Canada, Nicolas Marceau, réclame, entre autres, la fin de l’injustice fiscale. « Bien sûr, les conventions fiscales qui ont cours avec les paradis fiscaux doivent être annulées et l’entente avec Netflix, déchirée. Mais, en plus, le gouvernement fédéral doit instaurer des mesures concrètes pour l’électrification des transports, financer la couverture cellulaire en région, offrir aux pêcheurs du Québec un appui équitable et prendre des engagements fermes pour le chantier Davie », a‑t‑il énuméré. 

EN BREF

  • Le Parti Québécois présente ses demandes prébudgétaires à Ottawa, dont deux touchent la justice fiscale : l’annulation des conventions fiscales signées avec les paradis fiscaux et la dissolution de l’entente conclue avec Netflix.
  • Il réclame aussi du fédéral des mesures pour soutenir l’industrie des véhicules électriques, financer le réseau cellulaire en région et appuyer les pêcheurs du Québec comme il appuie ceux de l’Atlantique, ainsi que des engagements fermes pour le chantier Davie.

Rétablir la justice fiscale : le Parti Québécois a proposé une solution

Nicolas Marceau a souligné que le gouvernement Trudeau a récemment signé deux nouvelles ententes avec des paradis fiscaux, la Grenade et Antigua-et-Barbuda, en plus d’en avoir conclu une autre, odieuse, avec Netflix, dont les produits se voient dispensés de taxes. « Nous soumettons deux mesures concrètes à Justin Trudeau pour rétablir la justice fiscale, puisqu’il prétend défendre la classe moyenne. D’abord, en annulant les conventions fiscales qui nous lient à des paradis fiscaux reconnus, nous cesserons de rendre légale l’évasion fiscale. Puis, en déchirant l’entente conclue avec Netflix et en obligeant la multinationale à percevoir les taxes, comme n’importe quel commerce local, le régime du « deux poids, deux mesures » prendra fin », a‑t‑il détaillé.

Le porte-parole a rappelé la solution à coût nul pour les contribuables qu’il a proposée : instaurer la perception obligatoire des taxes sur tous les biens et services (tangibles ou intangibles) achetés sur Internet, tout en compensant l’effet sur le fardeau fiscal avec une baisse équivalente du taux global de taxation. « Rien qu’en appliquant cette simple mesure, les règles du jeu seraient beaucoup plus justes pour nos commerçants », a poursuivi Nicolas Marceau.

Régions, investissements, environnement : le Québec doit être traité équitablement

Le Parti Québécois réclame aussi d’Ottawa qu’il traite le Québec équitablement, et qu’il s’engage envers les régions. « Le gouvernement Trudeau a mis en place un fonds de 400 M$ pour l’industrie des pêches, mais seuls les pêcheurs de l’Atlantique y ont accès. Cette injustice à l’égard des pêcheurs québécois doit être corrigée. Par ailleurs, en 2018, toutes les régions doivent être desservies par un réseau cellulaire adéquat; c’est essentiel pour la sécurité de la population et le développement économique. Dans Charlevoix, il aura fallu attendre la tenue du G7 pour que le fédéral y assure une couverture cellulaire. Or, bien il n’y aura probablement pas de G7 en Abitibi ou en Gaspésie dans un avenir prévisible, Ottawa doit consacrer des sommes pour y assurer le développement du réseau. Enfin, Justin Trudeau a laissé entendre que le chantier Davie obtiendrait possiblement un contrat en lien avec quatre brise-glace. Or, les paroles ne suffisent pas; le budget doit contenir un engagement ferme et chiffré à cet égard », a insisté le député de Rousseau.

Finalement, Justin Trudeau, qui aime se présenter en champion de l’environnement, n’encourage pas, dans les faits, la croissance des véhicules électriques. « Ottawa doit mettre en place trois mesures concrètes pour les véhicules électriques. D’abord, offrir, comme le Québec le fait déjà, un rabais lors de l’achat d’un tel véhicule. Ensuite, accorder au Québec sa juste part des investissements pour l’installation de bornes de recharge – car nous n’en recevons actuellement que 9 %. Enfin, corriger l’aberration du Fonds d’innovation pour le secteur automobile, qui aide uniquement les constructeurs de l’Ontario, alors que l’industrie québécoise regorge de PME innovantes qui ne demandent qu’un peu d’appui de la part du gouvernement », a conclu Nicolas Marceau.

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