Nicolas Marceau

Député de Rousseau

Renégociation de l’ALÉNA : Justin Trudeau et Philippe Couillard doivent changer leur recette perdante
vendredi 18 août, 2017
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Québec, le 18 août 2017 – Les porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie, Alain Therrien, ainsi que des finances et des relations Québec-Canada, Nicolas Marceau, constatent que sous le gouvernement Couillard, le Québec a été rétrogradé au rang de spectateur dans la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), alors que des milliards de dollars sont en jeu. 

EN BREF

  • Le Québec est absent de la table de renégociation de l’ALÉNA.
  • L’économie québécoise pourrait subir des conséquences importantes si son accès au marché américain est réduit.

« Lors de la négociation de l’accord commercial avec l’Europe, le représentant du Québec négociait directement les sujets de compétence québécoise. Cette fois-ci, il est dans les estrades. L’avenir de plusieurs secteurs clés de notre économie se trouve donc entre les mains du fédéral, et ce, avec le consentement total du gouvernement de Philippe Couillard. C’est un recul majeur pour le Québec », a déclaré Alain Therrien.

L’ALÉNA représente la plus importante entente commerciale du Québec; chaque année, les exportations vers les États-Unis atteignent 59 G$ et les importations, 34 G$. Évidemment, sa renégociation inquiète de nombreuses entreprises québécoises, notamment celles des secteurs forestier – pour qui l’accès au marché américain est fondamental – et agricole – qui tiennent à protéger la gestion de l’offre. Le commerce électronique, en forte croissance, est un autre enjeu qui interpelle directement les entrepreneurs et les consommateurs québécois et pour lequel nous devons demeurer vigilants.

Alain Therrien rappelle en outre que lors de la négociation achoppée du Partenariat transpacifique, Ottawa avait ouvert une brèche de 4 % dans les importations de produits laitiers. « Est-ce que le fédéral, qui parle cette fois-ci à la place du Québec, va offrir le même avantage aux Américains ? », s’est-il questionné.

Nicolas Marceau insiste pour sa part sur l’importance de maintenir un mécanisme de règlement des différends indépendant, et sur celle de la reconnaissance du caractère concurrentiel de notre régime forestier. « Si le fédéral continue de parler pour nous, je doute que les Américains, dont les objectifs sont affirmés, soient impressionnés. Justin Trudeau et ses ministres n’ont que des phrases creuses et de grands énoncés vides à offrir ! Philippe Couillard doit prendre ses responsabilités et veiller aux intérêts du Québec », a-t-il fait valoir.

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